Comment monter sans saturer son SSD
Pourquoi votre disque de montage se remplit si vite, et trois règles pour continuer à travailler sans supprimer un seul clip.
Pourquoi votre SSD de montage sature si vite
Les codecs modernes sont lourds. Une heure de 4K va d'environ 45 Go en H.264 à environ 400 Go en ProRes 422 HQ, et la 8K raw monte bien plus haut. Une seule semaine de tournage produit facilement plusieurs téraoctets, donc un SSD laptop de 2 To sature avant même la fin du premier bout-à-bout.
Les réflexes habituels coûtent cher. Supprimer des rushs est risqué, parfois irréversible. Acheter des SSD en plus revient cher et encombre le bureau. Décharger sur un HDD externe lent ou un NAS libère le SSD mais on ne peut pas toujours monter dessus de façon fluide. Il existe un meilleur schéma, en trois règles.
Règle 1 : monter sur des proxys, pas sur les originaux
Un proxy est une petite copie basse résolution d'un clip. Le NLE monte sur le proxy et garde un lien vers l'original pour l'export. Une heure de proxy pèse quelques gigaoctets au lieu de centaines, donc tout un projet tient sur le SSD sans forcer.
- Premiere Pro : les proxys H.264 720p se décodent instantanément sur n'importe quel GPU récent.
- DaVinci Resolve et Final Cut Pro : le ProRes Proxy garde un codec cohérent entre les NLE Mac.
- Avid Media Composer : le DNxHR LB est le choix natif.
Le piège : les proxys classiques laissent quand même les originaux pleine résolution sur votre SSD à côté, donc vous avez ajouté des fichiers. Le vrai gain, c'est de sortir complètement les originaux du disque local.
Règle 2 : garder les originaux dans le cloud, pas sur le disque
Stockez vos originaux dans le cloud et ne gardez que des proxys légers en local. Les masters restent en sécurité et hors du SSD, accessibles depuis n'importe quelle machine. Un détail à surveiller : beaucoup de clouds facturent des frais d'egress à chaque relecture d'un fichier, donc un gros mois de montage peut doubler la note. Un object storage sans egress évite ce piège.
Règle 3 : streamer les clips lourds au lieu de les copier
Certains clips ne servent qu'une fois, pour vérifier un plan en pleine résolution ou pour étalonner. Au lieu de les télécharger, streamez l'original directement depuis le cloud via un lecteur virtuel que le NLE lit comme un dossier local. Rien n'atterrit sur le SSD. Le choix se fait par fichier : proxy pour les clips que vous coupez toute la journée, stream pour les quelques-uns que vous revoyez en pleine qualité.
Gardez un cache proxy léger
Les proxys s'accumulent aussi d'un projet à l'autre. Une page cache unique qui libère tous les proxys non épinglés garde le SSD propre sans fouiller les dossiers. Épinglez le projet en cours, videz le reste, le disque reste sous contrôle.
Comment Sanbila fait les trois
Sanbila est un logiciel de bureau construit exactement autour de ce schéma. Vos originaux vivent dans le cloud sur Cloudflare R2 sans frais d'egress et avec une sauvegarde automatique Backblaze B2. Les proxys sont générés sur le cloud de Sanbila, pas sur votre CPU, avec sept presets (H.264, ProRes Proxy, DNxHR LB). Pour chaque fichier, vous choisissez un proxy local léger pour couper offline ou le streaming de l'original depuis un lecteur virtuel (Dokan sur Windows, WebDAV sur macOS), et une page cache libère de l'espace en un clic. Compatible Premiere Pro (plugin officiel), DaVinci Resolve, Final Cut Pro et Avid.
Gardez vos originaux dans le cloud, montez sur des proxys légers, libérez votre SSD. Plan gratuit, 5 Go.
Essayer Sanbila gratuitementVoyez l'espace nécessaire selon le codec et la résolution, en quelques secondes.
Estimer le poids de vos rushsFAQ
Comment empêcher mon SSD de se remplir en montage 4K ?
Montez sur des proxys légers et gardez les originaux pleine résolution hors du disque local. La configuration la plus propre stocke les originaux dans le cloud, ne garde que les proxys sur le SSD, et streame les quelques clips à voir en pleine qualité au lieu de les copier.
Peut-on monter depuis le cloud sans tout télécharger ?
Oui. Avec un workflow proxy plus streaming, vous tirez de petits proxys pour couper offline et ne streamez les originaux qu'au besoin, via un lecteur virtuel que le NLE lit comme des fichiers locaux. Seul l'export final tire les masters pleine résolution.
Les proxys font-ils gagner de la place disque ?
Les proxys sont petits, donc monter dessus garde votre disque de travail léger, mais ce sont des fichiers en plus à côté des originaux. Le vrai gain vient de ne pas garder les originaux pleine résolution sur le disque local dès le départ.
Quelle est la meilleure config de disques pour le montage ?
Un SSD local rapide pour les proxys et le cache, plus les originaux dans un stockage cloud redondant ou un NAS. Vous avez la vitesse là où vous montez et la sécurité là où vous archivez, sans aucun disque surchargé.
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