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Workflow ProRes 422 dans Premiere Pro

Le ProRes 422 est le codec que choisissent les équipes broadcast et corporate quand elles veulent un intermédiaire propre sans passer au RAW. Une Sony FX6 en UHD à 25p écrit environ 250 Go par heure en ProRes 422 HQ. Premiere Pro lit le ProRes nativement sur macOS comme sur Windows, mais le disque se remplit vite. Sanbila garde les originaux sur Cloudflare R2, génère un proxy plus léger sur votre machine, et laisse Premiere récupérer le ProRes en streaming pour l'export final.

Le problème d'empreinte ProRes sur Premiere

Un tournage corporate à deux FX6 en UHD ProRes 422 HQ produit grosso modo un demi-téraoctet par caméra par jour. Après une semaine d'interviews de pré-production, vous flirtez déjà avec les trois téraoctets, et le monteur veut encore de la place pour les renders graphiques. Premiere génère bien des proxys, mais le preset livré utilise du H.264 que le GPU d'un portable bataille à décoder sur des timelines multipistes. L'alternative est de rendre des proxys ProRes plein régime, ce qui double quasiment l'empreinte et fait perdre l'intérêt du proxy.

Proxy plus léger en local, original sur R2

Sanbila envoie les fichiers ProRes caméra directement depuis la carte SxS ou le disque d'offload. Le virtual folder Sanbila expose un proxy 1080p H.264 à environ 30 Go par heure via des symlinks que Premiere lit comme des fichiers natifs. Basculer Premiere en mode proxy est la même case à cocher que vous connaissez déjà. La coupe en proxy reste fluide sur un portable avec GPU dédié, même avec trois pistes multicam concurrentes. Quand le monteur veut étalonner ou masteriser l'export, Smart Relink rebascule la timeline sur les ProRes originaux streamés via WebDAV, et Premiere les voit en pleine résolution depuis R2 sans téléchargement.

ProRes 422 / HQ · Adobe Premiere Pro

Pour le ProRes 422 dans Premiere Pro, le preset Sanbila recommandé est 1080p H.264 en .mp4. Premiere utilise Apple Silicon et Intel Quick Sync pour décoder le H.264 en hardware, donc le proxy tourne plein régime sans saturer le GPU. Restez autour de 8 Mbps en bitrate. Pour un montage broadcast qui veut garder le rendu ProRes en offline, utilisez plutôt 1080p ProRes Proxy, en sachant qu'il monte à environ 30 Go par heure.

Du proxy H.264 vers le ProRes original

Sanbila lit le XML ou XMEML Premiere et parcourt chaque plan posé sur la timeline. Smart Relink bascule ces plans en mode stream, monte le volume WebDAV, et Premiere passe du proxy H.264 au ProRes 422 original servi depuis R2. L'export Media Encoder lit les octets ProRes à la demande, donc le master final sort en pleine qualité broadcast. Le dossier de proxys reste sur le disque au cas où le client revient avec des notes.

Cinq étapes pour la chaîne broadcast

  1. 1

    Montez la carte SxS ou le disque d'offload. Sanbila scanne, hash chaque .mov, et envoie vers R2 en parallèle avec upload multipart au-delà de 100 Mo.

  2. 2

    Ouvrez le virtual folder Sanbila du projet. Les fichiers proxy 1080p H.264 sont liés par symlinks que Premiere voit comme des fichiers locaux.

  3. 3

    Basculez Premiere en mode proxy. Coupez le sujet news ou le film corporate en offline, plein régime sur le portable.

  4. 4

    Exportez la timeline en XML et lancez Sanbila Smart Relink. Les plans utilisés passent en mode stream, le volume WebDAV se monte, Premiere voit les ProRes 422 originaux en pleine résolution.

  5. 5

    Envoyez vers Media Encoder pour le master broadcast. L'export lit le ProRes depuis R2 via WebDAV. Rien ne descend en plus sur le SSD.

Sanbila en chiffres

Specs réelles tirées du produit Sanbila en production, pas du marketing.

4
NLE supportés (Premiere Pro, DaVinci Resolve, Final Cut Pro, Avid)
7
Presets de proxy — du 540p H.264 au 1080p DNxHR LB
22
Formats supportés (MP4, MOV, MXF, R3D, BRAW, WAV…)
85%
Économie disque moyenne vs montage sur originaux 4K
$0
Frais de sortie sur Cloudflare R2 — stream des originaux à coût nul
8
Connexions R2 parallèles sur macOS (4 sur Windows / Linux), cache 4 Mo par bloc

Questions fréquentes sur le ProRes 422 dans Premiere Pro

Le proxy H.264 préserve-t-il les métadonnées timecode de Premiere ?

Oui. Le proxy conserve le timecode source du ProRes original et la synchro audio reste précise au frame. Premiere associe le proxy à l'original par nom de fichier et métadonnées, donc la bascule vers le stream est invisible pour le monteur.

Un monteur freelance peut-il ouvrir chez lui un projet démarré en régie broadcast ?

Oui. Le freelance se connecte à Sanbila sur sa machine et ouvre le même virtual folder. Il génère ses propres proxys en local pour les scènes qu'il veut travailler offline. Premiere lit le XML projet et les symlinks pointent soit vers les proxys locaux, soit vers le mount WebDAV selon les scènes préchargées.

Comment Sanbila gère la synchro son d'un enregistreur séparé ?

Les fichiers son production montent à côté des fichiers caméra et vivent dans le même virtual folder. Premiere lit l'audio comme des fichiers natifs, donc la synchro BWF par timecode reste exactement comme sur un montage local. Le multicam syncé utilise les proxys jusqu'à l'export.

L'export ProRes depuis Premiere via WebDAV est-il identique bit pour bit à un export local ?

Oui. Media Encoder lit les mêmes octets ProRes depuis R2 que depuis un disque local. Le hash de l'export matche un export de contrôle local. La seule différence est le temps de lecture réseau, que Sanbila absorbe avec le cache bloc-level.

Le preset 1080p ProRes Proxy a-t-il un intérêt vs le H.264 pour un montage FX9 ?

Pour un étalonneur qui veut juger le rendu en offline, ProRes Proxy garde la color science plus proche de l'original. Pour un sujet news ou un film corporate où l'offline sert juste à juger le rythme, le proxy H.264 fait la moitié du poids et libère le GPU du portable.

Workflows associés

Workflow RED RAW (R3D) dans DaVinci Resolve

Une RED Komodo en 6K ou une V-Raptor XL en 8K crache facilement entre 300 et 700 Go de R3D par heure de tournage. DaVinci Resolve sait lire le R3D nativement, mais ce n'est pas le décodeur qui pose problème, c'est le disque. Sanbila conserve les originaux dans le cloud, sert un proxy léger sur votre SSD pendant la coupe, puis bascule chaque plan vers l'original streamé en WebDAV au moment où le coloriste prend la main.

Workflow Blackmagic RAW dans DaVinci Resolve

Le BRAW est le codec sur lequel DaVinci Resolve a grandi. Le décodage est rapide, le debayer est propre, le roundtrip métadonnées est le plus mature du marché. La contrainte, c'est le disque. Une URSA Mini Pro 12K à 8:1 écrit toujours environ 250 Go par heure, et la pile de Pocket 6K sur un tournage documentaire remplit un disque de 2 To en une semaine. Sanbila conserve les BRAW originaux sur Cloudflare R2 et sert un proxy ProRes 1080p sur votre machine pour que Resolve réponde instantanément, puis remonte le BRAW en streaming WebDAV au moment du grade.

Workflow H.264 dans Final Cut Pro

Le H.264 est le codec par défaut de presque toutes les caméras prosumer. Sony A7S III, Canon R5, drones DJI Mavic, GoPro Hero, iPhone 17 Pro : toutes livrent du H.264 ou des variantes HEVC. Final Cut Pro lit le H.264 nativement sur Apple Silicon, mais une coupe long-format documentaire à 40 heures de source met la pression sur le SSD. Sanbila garde les H.264 d'origine sur Cloudflare R2 et utilise un proxy Sanbila ProRes sur le SSD local pour conserver une magnetic timeline réactive.

Écrit par Lassana Toure, fondateur de Sanbila.

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