Workflow Blackmagic RAW dans DaVinci Resolve
Le BRAW est le codec sur lequel DaVinci Resolve a grandi. Le décodage est rapide, le debayer est propre, le roundtrip métadonnées est le plus mature du marché. La contrainte, c'est le disque. Une URSA Mini Pro 12K à 8:1 écrit toujours environ 250 Go par heure, et la pile de Pocket 6K sur un tournage documentaire remplit un disque de 2 To en une semaine. Sanbila conserve les BRAW originaux sur Cloudflare R2 et sert un proxy ProRes 1080p sur votre machine pour que Resolve réponde instantanément, puis remonte le BRAW en streaming WebDAV au moment du grade.
Pourquoi un NVMe rapide ne suffit pas sur du BRAW
Le BRAW se décode très bien sur GPU récent, mais ça lit toujours sur le disque. Trois caméras en 8K à 50 i/s sur un clip musical, et vous repartez avec huit à dix téraoctets de BRAW dans la journée. Empilez deux NVMe en RAID 0 dans un boîtier USB 4 et il faudra quand même consolider, étiqueter, synchroniser, sauvegarder. La Pocket 6K Pro et l'URSA Cine 12K poussent encore le bouchon : sur une prise longue, le débit en lecture du boîtier USB devient le facteur limitant. La parade classique est de générer des optimized media ou des proxys DNxHR depuis Resolve, ce qui double l'empreinte et lie le projet à une seule régie. Quand l'étalonneur rapatrie le projet chez lui, il faut tout regénérer.
BRAW sur R2, ProRes Proxy sur votre SSD
Sanbila envoie les fichiers BRAW directement depuis la carte caméra ou le disque d'offload. La déduplication SHA-256 attrape les cas où deux caméras partagent une prise via une liaison SmallHD. Côté monteur, Resolve voit un proxy 1080p ProRes Proxy à environ 30 Go par heure, généré une seule fois, monté dans un virtual folder Sanbila via des symlinks que Resolve lit comme des fichiers natifs. La coupe offline tient le rythme sur un MacBook Pro M2 ou un portable Windows avec une RTX 3060. Quand l'étalonneur est prêt, Smart Relink bascule chaque plan utilisé en mode stream et Resolve lit la chaîne debayer BRAW directement depuis R2 via WebDAV. La Color Science Gen 5, le gamut et le gamma sont préservés de bout en bout parce que les octets sur R2 sont ceux que la caméra a écrits.
Blackmagic RAW · DaVinci Resolve
Pour le Blackmagic RAW dans DaVinci Resolve, le preset Sanbila recommandé est 1080p ProRes Proxy en .mov. Le ProRes se décode à plein régime sur Apple Silicon et sur Windows avec Resolve 19. Le proxy reste autour de 30 Go par heure, tient sur un SSD portable de 1 To pour un long format, et le relink vers le BRAW au moment du grade transmet bien les données capteur d'origine au nœud debayer de la Color page. Si votre laptop est juste en place, la variante 720p divise la taille par deux et reste fluide en offline.
Étalonner sur le BRAW d'origine, sans téléchargement
Sanbila lit le FCPXML ou l'export projet Resolve et identifie chaque plan posé sur la timeline. Smart Relink bascule uniquement ces plans en mode stream, monte le volume WebDAV, et réécrit les symlinks du virtual folder pour pointer sur les BRAW d'origine sur R2. Le nœud debayer de la Color page lit les octets bruts à la demande, applique vos paramètres Color Science Gen 5, et l'export part depuis Resolve sans descendre un seul BRAW sur le disque. À la fin de l'export, le volume WebDAV se démonte proprement et le dossier de proxys reste prêt pour le prochain round de notes.
Cinq étapes du tournage à la livraison
- 1
Montez la carte caméra ou le disque d'offload. Sanbila scanne, hash chaque .braw et envoie en parallèle vers R2 avec upload multipart au-delà de 100 Mo.
- 2
Ouvrez le virtual folder Sanbila du projet. Les proxys 1080p ProRes Proxy sont déjà sur votre SSD, exposés par symlinks comme des fichiers locaux pour Resolve.
- 3
Coupez, affinez et verrouillez l'image dans Resolve. La coupe offline tient sur un MacBook Pro M2 ou un portable Windows avec RTX 3060.
- 4
Exportez la timeline en FCPXML et lancez Sanbila Smart Relink. Les plans utilisés passent en stream, le volume WebDAV se monte, Resolve voit les BRAW originaux en pleine résolution.
- 5
Étalonnez et exportez depuis Resolve. Le debayer de la Color page travaille sur le BRAW streamé depuis R2. Rien ne descend sur le SSD, le projet repart s'archiver dans le cloud.
Sanbila en chiffres
Specs réelles tirées du produit Sanbila en production, pas du marketing.
Questions fréquentes sur le BRAW dans DaVinci Resolve
Sanbila préserve-t-il les métadonnées Blackmagic Color Science Gen 5 ?
Oui. Les octets BRAW sur R2 sont ceux que la caméra a écrits, métadonnées équivalentes RMD comprises, lues par la Color Science Gen 5. Quand Resolve ouvre l'original via WebDAV, ISO, balance, gamma et gamut se chargent comme sur un montage local.
Puis-je étalonner un clip musical tourné sur trois URSA Cine 12K dans un seul projet ?
Oui. Chaque boîtier monte indépendamment et Sanbila les fusionne dans le virtual folder. Resolve voit les trois caméras dans un seul media pool. Le multicam utilise les proxys pendant la synchro et bascule sur le BRAW original au grade.
Que se passe-t-il si l'étalonneur bosse depuis un hôtel avec un Wi-Fi capricieux ?
Sanbila distingue un 401 d'une coupure réseau et garde le volume WebDAV vivant à travers les interruptions courtes. Le cache bloc-level conserve les derniers blocs de 4 Mo lus, donc un ralentissement bref interrompt rarement la lecture. Si la connexion est vraiment morte, l'étalonneur retombe sur les proxys offline pour les plans concernés et re-grade en stream dès le retour réseau.
Le proxy 1080p ne fait-il pas perdre le rendu BRAW dont l'étalonneur dépend ?
Le proxy sert à couper et juger le rythme, pas à arbitrer une couleur. C'est une représentation ProRes 1080p en flat. L'étalonneur travaille toujours depuis les BRAW originaux via le mode stream, donc le rendu final livré sort directement du capteur caméra.
Comment Sanbila gère plusieurs prises qui partagent le même nom de fichier BRAW sur des cartes différentes ?
Le hash SHA-256 est calculé par fichier avant upload. Deux prises avec le même nom mais des octets différents cohabitent comme deux fichiers distincts dans le virtual folder. Deux prises strictement identiques sont dédupliquées en un seul upload, ce qui économise du stockage sur un tournage multicaméra où les pistes scratch ProRes se répètent.
Workflows associés
Workflow RED RAW (R3D) dans DaVinci Resolve
Une RED Komodo en 6K ou une V-Raptor XL en 8K crache facilement entre 300 et 700 Go de R3D par heure de tournage. DaVinci Resolve sait lire le R3D nativement, mais ce n'est pas le décodeur qui pose problème, c'est le disque. Sanbila conserve les originaux dans le cloud, sert un proxy léger sur votre SSD pendant la coupe, puis bascule chaque plan vers l'original streamé en WebDAV au moment où le coloriste prend la main.
Workflow ProRes 422 dans Premiere Pro
Le ProRes 422 est le codec que choisissent les équipes broadcast et corporate quand elles veulent un intermédiaire propre sans passer au RAW. Une Sony FX6 en UHD à 25p écrit environ 250 Go par heure en ProRes 422 HQ. Premiere Pro lit le ProRes nativement sur macOS comme sur Windows, mais le disque se remplit vite. Sanbila garde les originaux sur Cloudflare R2, génère un proxy plus léger sur votre machine, et laisse Premiere récupérer le ProRes en streaming pour l'export final.
Workflow ARRI RAW dans Avid Media Composer
La fiction long format et la post broadcast tournent encore beaucoup sur Avid Media Composer, et la source est de plus en plus de l'Alexa 35 ARRI RAW à 400 à 900 Go par heure. Le workflow traditionnel SAN + MediaFiles coûte cher à passer à l'échelle et reste impossible à partager entre deux villes. Sanbila garde l'ARRI RAW sur Cloudflare R2, génère des proxys 1080p DNxHR LB sur la machine du monteur, et restitue les originaux via le mount WebDAV au moment où l'assistant monteur conforme l'AAF pour l'online.